la petite fille au sexe froid

La petite fille au sexe froid



La petite fille rêvait d'une autre histoire. Un peu moins suicidée, un peu moins tâchée. De son enfance elle ne se souvenait de pas grand chose. Trop trash pour en être fière. Elle se rappelait encore l'image de son père au bout de cette ceinture, ceinture pendue au plafond. Un jeu sm on lui avait dit. Mais qui avait mal tourné. Elle avait commencé à se maquiller juste après. Parce que son père, bon dieu, elle l'aimait. Il lui offrait toujours des bonbons.

A l'enterrement, c'était en mode rimel et mascara, noir sur teint pâle. Pour oublier ça, qu'il n'était déjà plus là. Et pour faire corps avec lui, être ce beau cadavre ambulant dont on parlerait si longtemps. Parce que personne ne la comprenait, parce que personne ne voulait guérir ses plaies, elle s'était dit qu'il était temps d'en finir avec ces conneries.

Parce que quoi, la vie c'était ça ? A l'école ils ne voulaient pas, non ils ne voulaient pas d'elle. Parce qu'elle était si seule, qu'elle ne riait pas, qu'elle était différentes des autres, alors on la montrait du doigt on disait des choses sur elle, des choses pas très belles vous comprenez. Au début elle s'en fichait, et puis, elle les regardait, les amoureux, et ça faisait mal. Beaucoup trop mal. Elle se demandait pourquoi le monde était comme ça, pourquoi l'amour, son amour, n'était que masturbatoire et blasphématoire ? Pourquoi faisait-elle ça maquillée, mettant le pied nu sur le carrelage blanc de la salle de bain, plongeant habillée dans l'eau froide de la baignoire, ouvrant grand le trou béant, ses lèvres sa bouche sur le flingue de papa. Et elle pleurait, elle pleurait ses longs cheveux bruns sur ses yeux noirs de ne plus pouvoir avancer. Elle pleurait d'être condamnée. Ce monde était une folie, il fallait trouver la porte de sortie, la force d'appuyer sur la gâchette, s'éclater le putain cerveau en mille morceaux.

En fait Justine en voulait au monde entier. Oui elle devait les tuer eux. Elle s'imaginait à l'école, à l'enterrement. Elle les tuerait tous ces chiens, ceux qui crachaient maintenant sur son père, ceux qui crachait sur elle à l'école. Elle s'enfonçait dans l'eau de son bain et fermait les yeux. C'était si beau le paradis, son paradis. Elle rêvait de ce jeune homme brun qui entrait dans la pièce, qui pénétrait le bain sa solitude son interlude. Il ne dirait rien, juste un regard juste des mains sur son corps. Lui aussi habillé dans l'eau froide, il se rapprocherait d'elle, lui lécherait ses cicatrices, lui lécherait les lèvres. Pas de sexe. Non pas de suite. Juste deux ou trois caresses là ou il faudrait. Juste assez pour se sentir en vie. Et il partirait, et il reviendrait, la baiser sur les seins sur le sexe. Avec de l'amour. Beaucoup d'amour.

Après ça elle prenait l'arme et la laissait glisser où ça importait. Et elle jouissait ainsi. Comme ça ne se fait pas. Et après chaque jouissance elle pleurait plus fort, oui plus fort encore, parce que les fées viendraient la réveiller dans le noir, la sortiraient de son de amant de tout le temps.

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Les gens se demandent souvent pourquoi les jeunes veulent en finir. Pourquoi un jour ils veulent tous mourir. Mais les gens ne comprennent pas l'histoire d'une souffrance adolescente. Quand grandir fait tant souffrir, quand pleurer n'est plus assez. Oui les gens ne comprennent pourquoi on se maquille au fond de soi, au fond de sa joie. Pour allez plus loin plus fort la mort. Parce que comprenez, se faire mal, se taillader, se saigner la peau s'est encore être vivant. C'est sentir l'amour du fer sur la chair.


C'est un signe d'espoir, pas un au-revoir.


Je ne vais pas vous mentir, je vais vous le dire. Justine ne voulait plus voir ça. Elle était bien allée chez le psy mais il ne l'avait tout simplement pas cru. Il lui avait dit que c'était normal qu'à son âge, qu'à cause de son père etc etc, toutes les conneries que vous pouvez imaginer en somme. Justine lui avait expliqué que la solitu..ait avant son père, c'était comme ça depuis ses 7- 8 ans... qu'elle ne savait pas pourquoi... qu'elle passait ses journées devant sa télé, à rêver d'être une star, cette star aimée d'elle et d'eux. Oui elle voulait les avoir tous à ses pieds. Ne pas crever en vain. Et puis elle s'était vite rendu compte que tout ça était perdu d'avance. Quoiqu'elle puisse faire, la mort viendrait la chercher. Elle avait parlé de tout ça, de toutes ces angoisses-là à ce psy. Mais il avait rit encore une fois.


Ce fut une fois de trop.


Elle avait toujours douté des adultes qui prenaient les ados de si haut. Il avait rit, lui avait dit de ne plus penser à ça. Son c--ur, bon sang, vous auriez vu son petit c--ur, il avait exploser en tout plein de petits morceaux partout dans son corps. Alors elle lui avait expliqué sa masturbation, avec l'arme de son père et son regard avait soudainement changé. « Fais moi voir comme tu fais » lui avait-il dit.


Et elle lui avait fait voir. Ou presque.


Car la dernière fois qu'elle eut joui, il n'était déjà plus en vie. Elle s'était levée de sa chaise et avait fermé la porte à double tour. Le psy se disait qu'il pourrait sans doute y mettre la langue. « Tout va bien se passer, avait-il continué. Montres-moi. Montre-moi comment tu fais. » avait-il continué. Et elle lui répondu qu'il pourrait faire tout ce qu'il aimerait. Puis elle sortit son arme et l'exécuta d'une seule balle.


Après ça, assise sur sa chaise, elle a commencé a relever sa jupe et à se masturber. Oh comme c'était bon les yeux fermés, l'arme chaud sur sexe froid. Elle les entendait mais ne les entendait pas. Ils voulaient forcer la porte et elle rêvait qu'elle était dans son bain, habillée les cheveux bruns mouillés. Et elle le voyait entrer, souriant et doux et il la pénétrait cette fois, il l'embrassait sur les joues sur les lèvres. Oui... oui, il lui disait « je t'aime, je t'aime, je t'aime ». Et c'était beau, et ça faisait mal, ce sang qui coulait de son sexe.


L'arme avait déchargée en même temps qu'elle. Elle souriait.


Elle n'avait jamais été aussi belle.

DE PASCAL PACALY
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# Posté le dimanche 24 février 2008 08:45

your fan

Your Fan

Trash princess en mode confess
Un signe que rien ne presse
Te voir sur scène so sexy
L'intime sur mes lèvres et perverti

Il y a une étoile de toi
Au fond de moi sous les draps
Oui, rêver ça me fait un peu trop mal
Oui c'est avec toi que je veux être si sale

Fan intégrale sur ton monde
Call me Virgin Betty Blonde
Car j'aime tes pleurs, oui j'aime tes peurs
Oui j'aime quand tu meurs, oui c'est bientôt l'heure

Et être ton fan être ton secret
Sur ta bouche sur ta plaie
Non, ils ne comprennent pas
Pourquoi je t'aime comme ça

Je veux m'envoler je veux m'enfuir
Jamais me réveiller, un peu mourir
Viendras-tu avec moi ?
Voudras-tu être mon roi ?

Car moi je ne vois que toi
Car moi je suis ta croix
Un venin dans le noir sur ta langue
Une reine dans ton corps qui tangue

Oui on se protégera des gens
On sera amoureux un peu amants
Malheureux un peu trop longtemps
Heureux noyés dans le sang

Oui on s'aimera oui on se baisera
Oui se suicidera de ne plus voir ça
On s'attendra au fond de l'eau
Et on nous trouvera froid

Et on trouvera ça beau


DE PASCAL PACALY

# Posté le dimanche 24 février 2008 08:46