masturbe moi

Masturbe-moi




Réveille-toi, réveille-moi
Astique-toi, astique-moi
Tout est question d'organisation
Tout est question de position !
Masturbe-moi, masturbe-toi
Le sexe est en toi
Comme une offrande sur ta joie.
Laisse-moi te lécher les doigts
Plusieurs fois
Descendre plus profond
Qu'aucun garçon
N'est jamais allé
Ne t'as jamais retrouvé.


Caresse-toi, caresse-moi
L'amant l'ami droit dedans
Te pénétrer l'intérieur l'extérieur
En multiples petites mort
M'achever à ton sort
Mordiller les soubresauts de ton corps
Dans l'étrangeté de ton chemin
La beauté de ton vagin
L'entrée du ravin

Et mouiller entre tes mains
Me le permettras-tu ?
Le voudras-tu ?
Que je m'y glisse
Entre tes cuisses
M'aimerais-tu
Si l'on était un peu plus complice
Ma sève au bord de ton précipice ?
Serait-ce vraiment un si beau supplice
D'entrer dans ta chair
Dans mon vice ?


P. Pacaly

# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:19

indo ma vie, indo aujourdhui

Indo ma vie, Indo Aujourd'hui


Indo ma vie, Indo Aujourd'hui
C'est fort, c'est l'extase
Un mascara couché sur ta peau
La perversité d'un roi d'une reine
L'immensité d'un choix incompris
Au bord, aux effluves de l'interdit
Parce qu'Indo m'a tout appris
Les lèvres mouillées de ton fard
Oh embrasse-moi juste une fois dans le noir
Embrasse-moi parce que je veux y croire.

Indo ma vie, Indo Aujourd'hui
Les adultes sont pervertis
Salinger l'a bien compris
Petite fille en larme et sans histoire
Maoboy en jupe courte et qui danse
Pour oublier que le monde est une offense
Qu'il y a du sang des larmes dans plusieurs joies
Et tes mains, ton vêtement sur ma croix...


Indo ma vie, Indo Aujourd'hui
Le grand secret est accompli
Déshabillée elle est en vie
Sur la bouche et un peu travestie
Oui le sexe dans mes veines est mon seul gêne
Dans le coma et n'en avoir jamais assez de toi
Allez aussi profond que dans une tombe
Si tu es là peu m'importe si je succombe


Et je suis sûr que tu aimes ça...
Je suis sûr que tu le voudrais comme ça... là !
En mépris à l'abri sur leurs crachats
Te laisser faire sous tes reins, sur ton saint
Se regarder et s'aimer enfin
Ambiguë et la chambre grande ouverte
Attendant que tu veuilles bien t'y mettre !


Indo ma vie, Indo Aujourd'hui
Bien sûr ce n'est qu'un hommage
Une seringue qu'on se partage
La drogue entre tes jambes intimes
Car entre moi et lui
Entre hier et aujourd'hui
Qu'on se le dise à jamais, Indo c'est ma vie


Et le reste de mes nuits...



P.Pacaly

# Posté le dimanche 24 juin 2007 16:24

Modifié le lundi 25 juin 2007 10:03

extrait de la nouvelle "daisybox" tire de histoire de mon groupe

Les gens, ils croient que si t'as 16 ans t'as aucun problème que t'as toute la vie devant toi et toutes les conneries de ce genre qu'on nous bassine à l'école comme si on était encore des mômes. Sauf, qu'à treize ans, t'es plus un môme. Et y'a des adultes qui pigent toujours pas ça. Si vous voulez savoir y'avait un bon moment que je créchais dans cette foutue ville et j'avais qu'une seule hâte, c'était de me casser au plus vite avant d'en crever. Bon, bien sûr, j'me rends compte que comme je le raconte, j'exagère et tout mais comprenez, j'étais plein de rêves et je cherchais comment les réaliser. Et je trouvais pas comment faire. Heureusement, mon frère –qui a des goûts musicaux super chics – m'a fait écouter des trucs dont je pigeais que dalle aux paroles mais dont mon c½ur, lui, captait tout. Les ondes, les sensations et tout le tralalala, ça me parlait comme jamais aucun prof ou parents l'a fait à aucun gosse.
J'me rappelle de cette pochette, on y voyait un enfant qui en avait à peine dix et on aurait dit que c'était moi, Léonard. Enfin, pour être exact, j'imaginais que c'était moi. Le môme de la pochette, il avait les mains sur ses oreilles et j'avais eu ma petite idée sur ce que ça voulait dire. A coup sûr, il devait se boucher les oreilles pour pas écouter les grands, qui racontent que des nullités et surtout pas ce qu'un môme veut entendre. Alors il invente son univers et tout et c'est ça que j'ai aimé. Le groupe, il s'appelait U2 –j'suppose que vous connaissez- et le titre de l'album c'était « Boy ». Et puis y'a eu les Smiths et tous ces trucs venus d'où y'a une reine qui gouverne. Le truc, c'est que ma famille habitait pas trop loin de ce pays et cette reine et du coup, ça a super joué sur le fait qu'on ait accès – mon frère et moi -à cette musique. On était à Dunkerque, et si vous voulez vraiment savoir, Dunkerque – le maire va me tuer si il lit ça mais je m'en fou – c'était de ma fenêtre des tas et des tas d'usines qui crachaient de la fumée à n'en plus finir, à s'en dégouliner le c½ur. Le plus terrible, c'était que ce soit l'été où l'hiver c'était pareil. Quand il faisait beau et que t'ouvrais les fenêtre pour profiter des rayons, t'avais l'odeur des usines et elles s'infiltraient comme de la boue dans tes pores. L'hiver, je regardais les mômes et ils couraient comme des fous dans la neige. C'était salement triste comme scène parce que comprenez, on voyait trop bien sur leur sourire qu'ils s'amusaient mais en même temps ils se trouvaient à cent mètres des usines et de la fumée et je pouvais m'empêcher de penser qu'ils ingurgitaient ça dans leurs petits poumons de piafs"

# Posté le dimanche 24 juin 2007 17:29

extrait de la nouvelle "madinkà" tire de histoire de mon groupe

Gwen : c'était le même univers : les cheveux comme un garçon le mélange du masculin et du féminin. Aller où personne ne veut aller, sortir de la réalité et s'enfermer dans une douce pénombre, adolescente et belle, rebelle. Ils s'étaient croisés. Souvent. Sans rien se dire. Les concerts étaient leurs rendez-vous secrets. Là où on bâti d'autres mondes, là où circulent les messages codés. Jusqu'à cette soirée...
Jusqu'à cette soirée où, pour la première fois, ils se sont parlés. Musiciens, amis communs. Tout le monde se connaît, personne ne se découvre. Enfin, pas toujours. Ainsi la nuit fut éternelle, infinie, et on se rend alors compte qu'on pense pareil. Que les univers se fondent, que l'esthétisme d'un tableau ou d'une chanson est le même. Et quand Noël se décida, quand il lui montra ces inextricables, incompréhensibles fils et mécanismes, apeuré et fébrile devant la réaction de cette fille qui le prendrait sans doute pour un fou, quelle ne fut pas sa surprise de l'entendre dire que :

« - Tous les fils existent pour être rattachés à d'autres.
- Tu veux dire que ... toi aussi ?
- Oui. Même cercle, mêmes machines.
- Une nuit....endormie... devant la télé ?
- Oui, devant ce groupe, devant ce groupe dans lequel je me voyais...je m'envolais...
- Tu jouais ?
- Oui, de la basse.
- Rêve devenu réalité ? Je veux dire, jouer de la basse ?
- Tu sais, je joue de la basse depuis...la nuit des temps ! Et Gwen sourit. Et Noël lui sourit à son tour.
- Il y a des choses... je ne comprends pas tout... Jean lui aussi est comme nous. Qu'est ce que cela signifie ? Sommes nous tous nés fous ?
- Des défauts de fabrication ?
- Du Grand ¼uvre ?
- Peut-être... En tout cas, cette chose nous relie. C'est certain. Ce n'est pas un hasard.
- Dis-moi Gwen...
- Oui ?
- Aimerais-tu... pourrais-tu jouer dans un groupe ?
- Votre groupe ?
- Sans doute... nous cherchons un bassiste. Viens nous écouter, viens lors d'un concert. Tu sauras alors. »


C'est ainsi que Gwen se rendit là-bas, fragile et insouciante. Dans l'attente du bon moment, du passage et de l'éclair. Etait-ce eux ? Est-ce que ça ne pouvait pas être eux ? Et elle entra dans la salle. Et elle les vit. Noël n'aimait pas ce concert. Ce n'était pas le mieux. Elle ne voudrait pas venir. Pas assez de tout ce soir-là pensait-il. Mais il se trompait. Car quelque chose la poussait, quelque chose dont elle-même n'avait peut-être pas conscience...
Alors elle s'est laissé tenter : par cette atmosphère, cette musique, cet étrange qui lui était si familier. Par cette nouveauté dans sa vie qu'elle voulait apprivoiser : l'alliance était désormais scellée. Et quant Oliver s'en alla, et que Lakhana allait faire de même, Noël s'adressa à eux, à Jean et à Gwen, et leur demanda :

# Posté le dimanche 24 juin 2007 17:31

article de journal rockmag

article de journal rockmag

# Posté le dimanche 24 juin 2007 17:52