'O' : mais pas du tout ! Vous ne m'écoutez pas ! Je ne suis pas violent ! Seulement voilà, il y a tous ces enfants qui cherchent des histoires et personne ne sait vraiment pourquoi. Et eux non plus je pense. Il doit avoir un mal être, un mal-être qu'ils cherchent à exprimer, mais qu'ils expriment de la pire des façons...
STALINE : je ne trouve pas...
HITLER : moi non plus...
'O' : Ca se voit que vous n'avez jamais reçu le mal que vous avez fait... Peut-être cela vous aurait ouvert les yeux, de souffrir un peu, et changer pas mal de choses...Personnellement, que quand j'ai reçu mes premiers coups, je pouvais pas rester inerte, je pouvais pas tendre l'autre joue... tout simplement parce que je m'en serai prit une autre, et qu'un seul coup ça fait déjà assez mal pour pas avoir envie d'en prendre d'autres. C'est pour ça que je me suis senti obligé de rendre ces coups. Parce que si je ne le faisais pas, on m'aurait écrasé comme un vulgaire insecte.
STALINE : délicieux, ces français, vraiment...
'O' : de plus, je savais que si je répliquais, c'était juste pour me défendre, rien d'autre. Ce que je veux dire, c'est que j'aurais pu mal tourner, tomber dans ces travers-là...
HITLER : bien tourner...
'O' : mais je n'ai jamais été comme ça. Je voulais juste mettre une barrière entre eux et moi. Mais ce qu'il y a de pire dans tout ce système, c'est que plus les classes passent, plus la violence est forte. Voilà pourquoi juste un an avant le bac, j'ai décidé de tout arrêté. Je n'en pouvais plus de toute cette violence.
STALINE : on en a jamais assez...
'O' : si seulement vous aviez pu vous mettre cinq minutes à la place des gens qui souffrent...
HITLER : oui, oui, on sait tout cela. Déjà dit. Mais cela ne nous intéresse pas...et la musique dans tout ça ?
'O' : ah oui, c'est vrai que vous êtes branchés arts...
STALINE : c'est vrai ça Adolphe ?
HITLER : euh, hum, oui, j'ai essayé de percer dans la peinture... mais, hum, je n'ai pas réussi.
'O' : dommage...on aurait peut-être pas gagné un super peintre, mais on aurait perdu un tyran...
STALINE : oui, et j'aurai eu la route encore plus libre...
HITLER : et donc, pour la musique...
'O' : eh bien, il est vrai que je n'avais pas beaucoup d'amis non plus, j'ai donc eu cette échappatoire, cette bouffée d'oxygène, quotidienne, sans quoi je ne sais pas ce que je serai devenu. J'avais dix ans, on était dans les environs de Noël quand notre nouveau voisin, qui devait avoir vers les trente ans, m'a offert un vinyle d'AC/DC, et dans le même temps, mon père devait lui aussi m'offrir un vinyle, mais de Kiss cette fois-ci. Et bon sang, écouter, découvrir ces deux groupes, ça a été plus qu'un choc, une révélation. Kiss surtout, ça a été quelque chose. Je regardais la pochette et je les voyais. Je les voyais ces quatre gars, maquillés un peu comme des travestis. Bien sûr, y'avait la musique que je trouvais géniale, mais voir ces types maquillés comme ça, c'était si intrigant... j'essayais de comprendre, d'aller plus loin que l'image, de chercher le message, ce qu'ils voulaient dire en faisant ça. Et sans doute oui, ça a pu m'influencer pour plus tard.
HITLER : mais qu'est ce qui vous plaisant tant là-dedans ?
'O' : comme je vous le disais, tout ce maquillage, c'était intrigant, cela sortait des sentiers battus, si je puis dire... et puis, il y avait là comme un filtre...
HITLER : un filtre ?
'O' : oui, un filtre, pour se cacher, pour flouter une réalité devenue bien trop oppressive, agressive. C'est un peu comme quand un monde ne vous convient pas, vous cherchez alors à vous en créer un autre, plus à votre convenance, conforme à vos aspirations, à vos rêves. Sauf que vous savez pertinemment que vous ne pourrez jamais vraiment fuir ce premier monde, que vous ne serez jamais réellement sauvé, mais que vous ferez tout pour ne plus vous sentir prisonnier, enchaîné.
STALINE : ah, écoutez ça ! Des prisonniers qui ne veulent plus l'être !
HITLER : on croit rêver, hein ?
Extrait de la nouvelle du groupe Undercover Slut - Livre "Histoire de mon groupe de musique - Vol 1-
STALINE : je ne trouve pas...
HITLER : moi non plus...
'O' : Ca se voit que vous n'avez jamais reçu le mal que vous avez fait... Peut-être cela vous aurait ouvert les yeux, de souffrir un peu, et changer pas mal de choses...Personnellement, que quand j'ai reçu mes premiers coups, je pouvais pas rester inerte, je pouvais pas tendre l'autre joue... tout simplement parce que je m'en serai prit une autre, et qu'un seul coup ça fait déjà assez mal pour pas avoir envie d'en prendre d'autres. C'est pour ça que je me suis senti obligé de rendre ces coups. Parce que si je ne le faisais pas, on m'aurait écrasé comme un vulgaire insecte.
STALINE : délicieux, ces français, vraiment...
'O' : de plus, je savais que si je répliquais, c'était juste pour me défendre, rien d'autre. Ce que je veux dire, c'est que j'aurais pu mal tourner, tomber dans ces travers-là...
HITLER : bien tourner...
'O' : mais je n'ai jamais été comme ça. Je voulais juste mettre une barrière entre eux et moi. Mais ce qu'il y a de pire dans tout ce système, c'est que plus les classes passent, plus la violence est forte. Voilà pourquoi juste un an avant le bac, j'ai décidé de tout arrêté. Je n'en pouvais plus de toute cette violence.
STALINE : on en a jamais assez...
'O' : si seulement vous aviez pu vous mettre cinq minutes à la place des gens qui souffrent...
HITLER : oui, oui, on sait tout cela. Déjà dit. Mais cela ne nous intéresse pas...et la musique dans tout ça ?
'O' : ah oui, c'est vrai que vous êtes branchés arts...
STALINE : c'est vrai ça Adolphe ?
HITLER : euh, hum, oui, j'ai essayé de percer dans la peinture... mais, hum, je n'ai pas réussi.
'O' : dommage...on aurait peut-être pas gagné un super peintre, mais on aurait perdu un tyran...
STALINE : oui, et j'aurai eu la route encore plus libre...
HITLER : et donc, pour la musique...
'O' : eh bien, il est vrai que je n'avais pas beaucoup d'amis non plus, j'ai donc eu cette échappatoire, cette bouffée d'oxygène, quotidienne, sans quoi je ne sais pas ce que je serai devenu. J'avais dix ans, on était dans les environs de Noël quand notre nouveau voisin, qui devait avoir vers les trente ans, m'a offert un vinyle d'AC/DC, et dans le même temps, mon père devait lui aussi m'offrir un vinyle, mais de Kiss cette fois-ci. Et bon sang, écouter, découvrir ces deux groupes, ça a été plus qu'un choc, une révélation. Kiss surtout, ça a été quelque chose. Je regardais la pochette et je les voyais. Je les voyais ces quatre gars, maquillés un peu comme des travestis. Bien sûr, y'avait la musique que je trouvais géniale, mais voir ces types maquillés comme ça, c'était si intrigant... j'essayais de comprendre, d'aller plus loin que l'image, de chercher le message, ce qu'ils voulaient dire en faisant ça. Et sans doute oui, ça a pu m'influencer pour plus tard.
HITLER : mais qu'est ce qui vous plaisant tant là-dedans ?
'O' : comme je vous le disais, tout ce maquillage, c'était intrigant, cela sortait des sentiers battus, si je puis dire... et puis, il y avait là comme un filtre...
HITLER : un filtre ?
'O' : oui, un filtre, pour se cacher, pour flouter une réalité devenue bien trop oppressive, agressive. C'est un peu comme quand un monde ne vous convient pas, vous cherchez alors à vous en créer un autre, plus à votre convenance, conforme à vos aspirations, à vos rêves. Sauf que vous savez pertinemment que vous ne pourrez jamais vraiment fuir ce premier monde, que vous ne serez jamais réellement sauvé, mais que vous ferez tout pour ne plus vous sentir prisonnier, enchaîné.
STALINE : ah, écoutez ça ! Des prisonniers qui ne veulent plus l'être !
HITLER : on croit rêver, hein ?
Extrait de la nouvelle du groupe Undercover Slut - Livre "Histoire de mon groupe de musique - Vol 1-